Du vote personnel au vote politique

Le premier tour de l’élection à la future municipalité de La Vallée de Joux a été un modèle du genre. Une forte participation, un vote centré sur les personnes et des personnalités propulsées à l’exécutif dès le premier tour, voilà bien les ingrédients caractéristiques d’une élection communale. Mais dans ce deuxième tour qui se profile, le vote pourrait devenir beaucoup plus politique.

Stéphane Reymond, Olivier Baudat, Christophe Bifrare et Carole Voutaz peuvent être fier.e.s. Être élu au premier tour d’une élection où se pressaient 19 candidats, démontre une popularité bien établie. Y voir le prestige de l’aviation ou l’aura du titre de syndic est un clin d’œil amusant, mais c’est un peu court. Leur brillant résultat est avant tout celui d’un bilan personnel reconnu, l’étiquette partisane passant au deuxième plan.

Un vote sanction ?

La preuve a contrario : le ballottage au Lieu où la syndique et les Municipaux sortants font un résultat mitigé pour Sylvie Aubert Brühlmann et Alexandre Rochat et médiocre pour Lionel Baruchet et Gabriel Berciu. Faut-il y voir l’aura du député Sébastien Cala, la popularité de Sophie Matthey-Pierret ou un vote sanction envers une Municipalité chahutée ces derniers mois sur des sujets d’aménagement et d’école ? Le deuxième tour apportera sans doute la réponse.

Où l’enjeu devient politique

Place donc au 18 octobre, où les considérations politiques vont revenir au premier plan avec des affrontements tranchés, bloc de droite contre bloc de gauche, aussi bien au Chenit qu’à L’Abbaye ou encore au Lieu. Avec un enjeu politique de taille : La gauche peut-elle « renverser la table » et devenir majoritaire à la Municipalité ? Au moment de voter, vous choisirez bien sûr une ou des personnes que vous appréciez, mais gageons qu’au coin de la tête vous aurez aussi une pensée plus partisane !

Marc Decrey

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