Chronique littéraire – Octobre 2026 – Lire, c’est bon pour la santé !

Une fois par mois, votre libraire itinérant et les bibliothécaires de la région vous présentent un livre qui les a marqués.

Aujourd’hui :
Une unique lueur – de Fred Vargas. – Flammarion, 2026. – 522 pages.

Une lectrice m’a absolument déconseillé cette lecture, alors, intrigué, je m’y suis plongé… C’était ma première incursion dans les romans de Fred Vargas et… j’y retournerai avec grand plaisir ! Comme quoi, les « non-recommandations » peuvent parfois se muer en recommandations.

Le commissaire Adamsberg est un contemplatif, un rêveur. Ses raisonnements sont souvent assez brumeux et énigmatiques pour ses collègues qui peinent à en comprendre la logique. Dans un premier temps, en tout cas.

J’ai particulièrement apprécié ces passages qui nous placent directement à l’intérieur de la tête du commissaire. Grâce à des répétitions des phrases tronquées, mais posées au bon moment, Fred Vargas arrive à retranscrire les pensées lacunaires d’Adamsberg sans nous perdre en chemin.

La trame de l’enquête se déroule petit à petit, on avance au rythme de l’équipe d’Adamsberg qui avance à tâtons, et progresse au fur et à mesure des indices qui se « jonctionnent », comme dirait le commissaire.

Dans ce roman, on enquête aux côtés du commissaire Adamsberg et de son équipe, suite à la mise en scène d’un meurtre. Le tueur n’a laissé aucune trace, pourtant il y a comme un quelque chose qui turlupine le commissaire, sans qu’il n’arrive à dire quoi. Un élément qu’il a en sa possession, quelque part dans sa mémoire. Une pièce qui manque pour que l’enquête puisse avancer. Mais quoi ?

Il y a assez peu d’action au final, mais on est immergés dans les réflexions, les hypothèses, les déductions, de cette équipe. On gratte avec eux, on persévère, et on finit par tomber sur les morceaux manquants. Alors on s’en saisit avec eux, on tire dessus comme sur une ficelle, gentiment, et la vérité met peu à peu en lumière ce qui croyait pouvoir rester terré dans le secret. Parce qu’Adamsberg a beau être brumeux dans ses enquêtes, il est en revanche tenace et plutôt du genre à ne lâcher le morceau qu’après avoir obtenu gain de cause.

Aloys Benoît – Médiathèque
de la Vallée de Joux

Tous les livres présentés dans cette chronique littéraire mensuelle sont disponibles à la Médiathèque de la Vallée de Joux et à la Librairie de poche.

www.mediathequelavallee.ch
Mercredi : 13h30 - 17h00
Jeudi : 16h00 - 18h30
Vendredi : 15h30 - 18h00
Samedi : 09h30 - 12h00 

www.lalibrairiedepoche.ch
Prochaines dates : jeudis 8 et 22 octobre
Au marché du Sentier de 9h à 12h
Sur les quais au Pont de 13h à 15h30

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