
Sur l’essentiel, les quatre formations convergent. La sobriété d’abord : traquer les fuites du réseau, réhabiliter les sources existantes, récupérer l’eau de pluie sur les alpages, dans les fermes et les bâtiments industriels, avant d’aller chercher de nouvelles ressources. L’idée d’États généraux de l’eau, avec le canton et les acteurs français du bassin, est accueillie favorablement partout. Plusieurs candidats vont plus loin et reprennent des positions que le PEHVO défend de longue date : connaître la capacité réelle de nos sources et de nos sous-sols avant d’envisager un captage au lac ; garantir un débit d’étiage à l’Orbe ; conditionner l’accueil de nouveaux habitants et de nouvelles activités à la ressource disponible.
Deux sujets méritent plus d’attention qu’ils n’en ont reçu. La qualité de l’eau : le lac de Joux reçoit ce qui vient d’amont, partie française comprise, et la station d’épuration de Bois d’Amont, dont les résultats d’analyses ne sont plus communiqués depuis 2021, en est un maillon décisif. Et le lien entre la ressource et la planification : peut-on ouvrir de nouvelles zones d’activité, dans les futurs PDRZA et PACOM, sans s’être assuré de pouvoir les alimenter ? Un réseau performant ne crée pas d’eau ; à La Vallée, tout dépend du karst, pas seulement de la pluie.
Des intentions ont été exprimées ; le PEHVO ne les considérera pas comme acquises. Durant toute la législature, l’association vérifiera que ces déclarations se traduisent dans les faits, et continuera de réclamer des États généraux de l’eau pour que la question soit traitée dans son ensemble, à l’échelle du bassin versant, et non projet par projet.
Avec vingt ans d’observations, son réseau de spécialistes et ses propositions, elle se tient à la disposition des futures autorités. La ressource est limitée ; la bonne volonté, nous l’espérons, ne le sera pas.
Le comité du PEHVO
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