Ce n’est ni une mesure de température ni une distance. C’est tout simplement le taux d’imposition arrêté par la Convention de fusion pour la nouvelle législature qui prendra effet au
1er janvier prochain. La question fiscale avait été peu débattue l’an dernier lors des débats relatifs à la fusion des trois Communes. Les préoccupations des citoyens avaient alors beaucoup plus porté sur la perte des identités des communes et villages ainsi que sur les futures armoiries.
Or, l’état des finances communales et son corollaire, le taux d’imposition des personnes physiques (revenu et fortune) vont devenir la boussole de la future Municipalité et de son Conseil. La nouvelle commune part sur des bases financières saines. Son endettement est maîtrisé et c’est de bon augure. Pourtant, ses recettes sont largement tributaires des impôts sur les personnes morales (entreprises) et ceux des travailleurs frontaliers. Elles contribuent actuellement au Chenit pour le 65% de son budget. C’est beaucoup en comparaison cantonale et la population en a largement bénéficié. À titre d’exemple, le Centre sportif n’aurait jamais vu le jour sans cet apport. Dans un monde devenu difficilement lisible où les tensions sont de plus en plus vives, la manne fiscale des entreprises peut s’avérer fluctuante. La Russie menace l’Europe (Suisse comprise), le blocage du détroit d’Ormuz maintient le prix du pétrole à 90$ le baril et l’histrion qui préside aux destinées des USA décide, selon son humeur matinale, des taxes douanières qu’il entend imposer sur nos exportations. En conséquence, les recettes fiscales provenant des entreprises peuvent être sujettes à variations. Compter année après année sur une hausse quasi automatique de celles-ci peut désormais s’avérer périlleux.
Les quatre partis en lice se sont engagés à maintenir l’impôt des personnes physiques à 66.5 points durant la prochaine législature. Le groupe Identité combière indépendante (ICI) s’est engagé à tout mettre en œuvre pour maintenir ce taux et préserver le pouvoir d’achat des contribuables largement érodé ces dernières années. Il répond à mes préoccupations et je le soutiendrai.
L’argent n’est pas magique, faut-il le rappeler. Assurer la stabilité fiscale des ménages doit s’accompagner d’une volonté constante de prioriser tout investissement ou dépense courante. Cela suscitera peut-être des débats animés au sein du Conseil communal selon les préavis déposés. Gageons qu’ils restent courtois. Ce serait le gage d’une bonne santé démocratique, bien préférable à la mollesse et au consensus mou générateur de surcoûts.
Mon propos se veut optimiste. « L’ADN combier » a toujours été marqué par l’inventivité et la recherche de solutions originales pour faire face aux difficultés. Je fais confiance aux nouvelles autorités et en particulier au groupe ICI pour gérer au mieux le ménage communal.
Jean-Yves Grognuz