
Chères Combières, chers Combiers, Mesdames, Messieurs,
Candidat à la Municipalité, je souhaite me présenter en quelques lignes tout en dévoilant les grands thèmes que je défendrai. Né à La Vallée, j’ai vu notre combe se transformer et évoluer. Son essor économique et l’augmentation des places de travail induisent une manne financière bienvenue qui nous donne la possibilité de bénéficier d’infrastructures et de services publics de qualité. Néanmoins, toute croissance a d’autres répercussions moins appréciables, comme les problèmes de trafic et le bétonnage du territoire. Le défi est donc de trouver le bon équilibre. Un arbitrage de l’impact économique, environnemental et social de chaque projet est à mesurer et soupeser. Ma formation pluridisciplinaire en science de l’environnement me permettra de concilier de manière équilibrée ces trois grands piliers du développement durable pour participer à l’accompagnement de projets dont les prochaines générations seront fières.
L’eau est une ressource essentielle. Pour les habitants, pour l’agriculture, mais également pour notre économie. Les périodes de sécheresse nous rappellent que nous ne pouvons plus simplement compter sur ce qui a toujours fonctionné. Nous devons anticiper : économiser l’eau, améliorer son stockage, rechercher un nouvel approvisionnement afin de préserver autant que possible le débit de l’Orbe et sa biodiversité. Dans nos alpages, il est tout aussi important de travailler avec les agriculteurs. Ils connaissent leur terrain, observent les changements et développent déjà des solutions concrètes. Je reste convaincu que l’on trouve parfois de meilleures idées autour d’une table avec les personnes concernées que dans des rapports interminables.
Nos forêts souffrent et, contrairement à ce qu’en pensent certains élus confédérés, il est essentiel de donner les moyens aux forestiers-bûcherons de la faire évoluer, si l’on veut y maintenir une activité écologique, économique, sociale et touristique. Renforçons nos services publics afin qu’elle continue de produire du bois, d’être une protection face aux dangers naturels et agisse comme un réservoir de biodiversité. Ce vaste territoire se transforme peu à peu et il est nécessaire d’accompagner ce changement vers une forêt mixte et diversifiée résiliente aux aléas climatiques.
Il est judicieux de créer de nouveaux postes de travail. Cependant, pas à n’importe quel prix. L’agriculture ne doit pas en pâtir et les terrains libérés pour l’artisanat et l’industrie doivent répondre à une croissance modérée. La Vallée jouit d’un cadre naturel remarquable que nous devons préserver. Il est important de s’assurer que les futurs bâtiments soient écologiquement exemplaires et s’intègrent de manière esthétique dans le paysage. Arboriser et installer des prairies indigènes pour habiller ces aires bétonnées doit être une condition à la délivrance de permis de construire. Il est également indispensable de prévoir l’impact de ces nouveaux emplois sur le trafic et les ressources renouvelables, afin de pouvoir dimensionner les infrastructures nécessaires et savoir si nous avons les capacités d’accueillir ces nouvelles surfaces d’activités.
D’autre part, l’actuel ralentissement du secteur horloger démontre encore une fois combien il est utile de diversifier notre économie. La création d’un concours pour jeunes entrepreneurs innovants pourrait, par exemple, favoriser l’émergence de nouveaux secteurs d’activités dans notre région.
Je souhaite également que notre future commune se fixe des objectifs concrets en matière de développement durable. Le fonds mis en place au Chenit est une initiative que je félicite. Il serait judicieux d’élargir le champ d’action de son responsable afin de mesurer et suivre les performances environnementales et sociales de la commune. Nous pouvons aller plus loin en développant l’économie circulaire, en mettant davantage les entreprises en relation et en soutenant les initiatives locales.
Celles et ceux qui me connaissent le savent : je préfère généralement l’action aux grandes déclarations. J’ai sans doute hérité d’un peu de ce caractère taiseux que l’on prête volontiers aux gens d’ici. Je ne serai donc probablement jamais le candidat qui prononcera le discours le plus long de la soirée. Mais je sais écouter, échanger, travailler en équipe et tenir parole. Œuvrant au Conseil communal de L’Abbaye depuis une législature, j’apprécie m’impliquer dans une politique de proximité où les débats et échanges d’idées permettent d’améliorer notre quotidien. J’y ai découvert une politique très concrète où les décisions prises aujourd’hui ont parfois des conséquences pendant plusieurs décennies. À mes yeux, la diversité des groupes représentés au Conseil communal et à la Municipalité est une richesse. Une autorité fonctionne mieux lorsque plusieurs sensibilités peuvent s’exprimer, se confronter et chercher ensemble des solutions. C’est ce pluralisme que je souhaite défendre avec le Groupe Ouvert et Solidaire.
Sven Aubert