On en parle

On en a presque honte… 

Un fait divers, en fait pas si divers, a récemment secoué la torpeur de la politique fédérale : un employé de notre régie postale venait de se faire licencier séance tenante pour avoir délibérément enfreint le règlement : on ne perd plus son temps à livrer un paquet à l’étage, même auprès d’une personne seule et âgée. Après 42 ans de bons et loyaux services, au revoir Monsieur, punkt schluss ! Rien à rajouter ? Si… 

Ce licenciement apparaissait à l’évidence tellement exagéré et aberrant que des politiciens altruistes et de haut niveau, les conseillers nationaux P.-Y. Maillard et B. Gaillard, sont intervenus afin d’alerter jusqu’au Conseil fédéral. Rien n’y fait, le règlement c’est le règlement ! Cause humanitaire, on ne veut pas le savoir ! Le président du conseil d’administration de la Poste est dans cette affaire aux abonnés absents lui qui, en homme de gauche prioritairement sensible aux questions sociales, avait pourtant la langue bien pendue lorsqu’il présidait le parti socialiste suisse. Le Conseil fédéral, par la voix d’un Roesti qu’on a souvent vu plus réaliste et plus courageux, se dégage lamentablement… Esprit suisse, magnifique !

Anodin tout ça ? Non, pas vraiment… Le titre de notre article est en réalité incorrect, il faut enlever le mot « presque » !

Michel Hangartner,
Vallorbe

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