
Après validation par les Exécutifs des trois Communes de La Vallée de Joux, le PDMA a été présenté le mercredi 3 juin 2026 lors d’une séance d’information destinée aux Conseillères et Conseillers communaux combiers. Étaient également invités les participants aux ateliers de l’automne 2024 ayant initié les réflexions. M. Damian SEOANE, du bureau spécialisé BFM mandaté pour réaliser cette étude, a décrit la démarche et les grands principes ayant abouti à la vision stratégique de la région quant au développement des itinéraires et infrastructures cyclables et piétonnes. Afin de répondre aux enjeux de sécurité et de nuisances routières, les autorités ont également décidé de traiter la question de la modération du trafic et des régimes de vitesse dans ces réflexions stratégiques.
Troisième pilier de la mobilité au côté du trafic individuel motorisé (TIM) et des transports publics (TP), la mobilité active concerne tout mode de déplacement nécessitant l’énergie musculaire. Il faut entendre par là la mobilité piétonne et cyclable sous toutes ses formes qu’elle soit à usage de loisir, utilitaire ou professionnel.
Cofinancé par l’État de Vaud en partenariat avec l’ADAEV, ce plan directeur s’inscrit dans le plan de mobilité régional destiné à accompagner le développement démographique, économique et touristique de La Vallée de Joux. Il répond également aux aspects légaux dans les domaines du climat, de la durabilité, de la santé ou encore de la protection contre le bruit.
In fine, ce sont près d’une centaine de mesures qui ont été identifiées et qui, mises bout à bout, permettront à terme aux personnes de 8 à 80 ans de se déplacer avec un maximum de sécurité à pied ou à vélo sur le territoire communal. Parmi les mesures phares on peut relever :
• une boucle cyclable sécurisée autour du lac et une liaison transfrontalière vers Bois d’Amont ;
• la sécurisation des traversées piétonnes problématiques ;
• la réduction des vitesses de 50 à 30 km/h au cœur des villages et dans les secteurs sensibles ;
• la réduction des vitesses de 80 à 60 km/h au niveau des sorties de localités ;
• l’organisation d’événements de promotion et de sensibilisation à la mobilité active.
Le document de synthèse décrivant ces mesures, leur niveau de priorité et leur échéance de mise en œuvre sera publié dès la rentrée prochaine.
Une infrastructure n’étant utile que si elle est utilisée, les autorités invitent les entreprises et la population, Combiers, Combières et pendulaires, à recourir à la mobilité active et aux transports publics lorsque leur trajet le permet.
Ensemble, repensons notre mobilité !
Communes de L’Abbaye, Le Chenit et Le Lieu
Pour tout complément d’information :
• M. Olivier BAUDAT, Syndic du Chenit et Président du GT-SNR – 021 847 17 21
• M. Arthur LESPAGNOL, Ingénieur communal spécialisé en infrastructure, mobilité et urbanisme – 021 847 17 30
• www.communeduchenit.ch/mobilite
Le 30km/h, pourquoi et pour qui ?
M. Arthur LESPAGNOL, Ingénieur communal spécialisé en infrastructure, mobilité et urbanisme, nous explique :
« Une réduction de vitesse de 50 à 30 km/h au cœur des villages permet en premier lieu une meilleure cohabitation entre les automobilistes et les cyclistes là où la création de pistes cyclables n’est pas envisageable du fait de la configuration du bâti. Cette mesure permet également de limiter la gravité des lésions en cas d’accident et de réduire sensiblement le bruit routier. Pour terminer, elle permet de créer une atmosphère villageoise apaisée et où il est agréable de se retrouver. Cette mesure est pertinente là où la configuration de l’aménagement routier invite naturellement à ralentir, ceci de manière à ne pas créer un sentiment de lenteur et d’impatience chez l’automobiliste. Rassurez-vous, il n’est pas question de généraliser le 30 km/h comme dans certaines villes mais de se concentrer sur les cœurs de villages et dans les secteurs les plus sensibles. »