PDRZA : Suite et fin de la Commission consultative

Dans La Feuille du 26 février dernier, deux anciens membres du comité « Un PDRZA à revoir » ont informé la population sur les actions des autorités combières, et en particulier la mise en place d’une Commission consultative (voir article « Quoi d’neuf 5 mois après la votation du PDRZA ? ») ; membre bénévole de cette commission en tant que sympathisant du comité référendaire, voici mon compte-rendu de la seconde et dernière séance qui s’est tenue le 5 mars 2026.

L’objectif de ce second atelier était, toujours sous l’égide du bureau Urbaplan, de faire un tour d’horizon des propositions d’adaptation du PDRZA. Urbaplan avait préparé des fiches des nouvelles zones d’activités avec ses critères d’acceptabilité pour classer les sites en vert (à conserver), orange (à discuter) et rouge (à supprimer).
Urbaplan est totalement favorable à la création de la zone stratégique des Ordons Sud au Brassus, mais est-il tenu compte de l’opinion des habitants du Brassus ou du Chenit exprimée lors de la votation du 28 septembre 2025 ?

Il est à noter que Urbaplan nous a affirmé avoir eu des divergences avec les municipalités au sujet de ce classement, mais je doute que cela concerne les Ordons Sud…

Trois groupes, chacun dirigé par un modérateur d’Urbaplan et composés des mêmes personnes que lors de la première séance du 10 février, ont donc débattu à partir des fiches d’Urbaplan. Mon groupe était constitué de cinq personnes : une de L’Abbaye, deux du Chenit, une du Lieu et un représentant de Audemars Piguet. Chaque évaluation de zone se concluait par la mise en avant des opinions majoritaires pour chacun des trois groupes de la commission. Il y a eu consensus des trois groupes pour admettre que les sites d’activités stratégiques existants devaient être conservés mais densifiés (les surfaces dévolues aux parkings étant très importantes) en respectant le cadre de vie des riverains à proximité. Les sites d’activités régionales ou stratégiques non encore occupés ont fait l’objet d’avis plus divergents, en lien avec les intérêts directs des participants.

L’utilité de cette Commission consultative, qui n’avait aucune indépendance, m’interroge. Il est tout de même curieux qu’une commission, même consultative, ne puisse décider elle-même si tous les domaines souhaités ont été discutés (rien sur la problématique de la mobilité, ni sur la gestion des ressources ou du cadre architectural évoqué par Urbaplan). Le Syndic du Chenit a d’ailleurs informé que le rôle de la Commission se terminait à l’issue de cette séance et qu’en vouloir plus serait de la cogestion vis-à-vis des exécutifs. 

Je pense que cette commission sert avant tout de paravent aux autorités, qui peuvent ainsi s’abriter derrière en prétendant que la conservation (ou pas…) de zones d’activités a été proposée par un bureau d’urbanisme indépendant (mais rétribué par elles) et validée en une soirée par une commission sans pouvoir.

Le comité référendaire « Un PDRZA à revoir » était composé d’une poignée de bénévoles et de sympathisants qui ont investi de leurs temps et deniers pour défendre leur point de vue avant la votation. Le résultat a été clair mais, contrairement à ce qu’elles ont affirmé après la votation, je ne suis pas certain que nos autorités combières l’ont vraiment accepté ou compris.

Citoyennes et citoyens de La Vallée, si vous souhaitez éviter de nouvelles murailles industrielles à l’intérieur ou à proximité de nos villages, il faudra vous mobiliser pour faire comprendre à nos élus que vous ne voulez pas de ces zones d’activités stratégiques, et cela signifie être présents en nombre à la séance de restitution publique du 18 mars 2026 !!!

Jean-Christophe Meylan
Le Brassus

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