Politique : NON à la villageophobie

L’année 2019 restera marquée par le vaste débat autour de l’environnement. Préserver notre patrimoine naturel a toujours été un souci permanent pour de nombreuses Suissesses et de nombreux Suisses, qui n’ont pas attendu que quelques partis bruyants se servent de la crainte suscitée par le changement climatique pour augmenter les taxes, respectivement pour en introduire des nouvelles. Car oui, la seule mesure que proposent les ayatollahs verts, c’est de taxer, taxer et taxer toujours plus. Principales victimes: les habitantes et habitants des régions rurales et périphériques.

Quand j’étais petite, mes parents et grands-parents m’ont appris à ne pas gaspiller les ressources que j’avais. Ils m’ont aussi expliqué que si un objet était défectueux, on le réparait afin de continuer à l’utiliser. Les pelures de légumes et les restes alimentaires étaient compostés afin de servir à nouveau. En fait, je remarque que mon éducation a fait de moi une écologiste sans qu’il soit nécessaire que je le revendique bruyamment et je sais que la très grande majorité des Suissesses et des Suisses ont reçu la même éducation et qu’ils font preuve de la même responsabilité individuelle. Nous sommes et nous avons toujours été un peuple économe et soucieux de préserver notre environnement.

Malheureusement, celles et ceux qui s’improvisent porte-paroles de la cause environnementale ont les notions d’éducation et de responsabilité individuelle en horreur. Non, ces gens-là, ne jurent que par les taxes, en particulier la taxe sur le CO2. Cela revient à dire que la biodiversité est réduite à n’être qu’un argument émotionnel pour nous arracher 10 ou 20 centimes par litre d’essence. Ceux qui pourront supporter cette augmentation se serreront encore un peu plus la ceinture et ceux pour qui c’est la goutte de trop seront les laissés pour compte de la lutte écologique.

Or, les personnes les plus exposées sont celles et ceux qui vivent dans les régions rurales et périphériques, comme la Vallée de Joux. Contrairement à ce que prétendent quelques étudiants moralisateurs écologistes lausannois qui ignorent où situer la Vallée de Joux sur une carte, la voiture n’est pas un luxe ici, c’est une nécessité.

Le microcosme politique, économique et médiatique lausannois se plaît à vanter les mérites d’une société sans voiture, dans laquelle tous les gens se déplaceraient en transports publics. Son nombrilisme l’aveugle et certains s’offrent même le droit de haïr des gens qui vivent en campagne au seul motif qu’ils se déplacent en voiture…

Doucement mais sûrement, une véritable fracture territoriale est alimentée par les ayatollahs du climat. A l’heure où les discriminations sont toutes identifiées et catégoriées en phobie, comme – par exemple – l’homophobie, l’islamophobie, la christianophobie, la claustrophobie, l’aviophobie, la xénophobie et j’en passe, il convient d’ajouter la «villageophobie» pour combattre la phobie des villages et la discrimination des zones rurales. A la Vallée de Joux, comme ailleurs dans le canton, nous n’avons pas à recevoir de leçons sur la manière de protéger notre environnement et de vivre en harmonie avec la nature qui nous entoure.

Jennifer Badoux
Vice-présidente de l’UDC Vaud,
candidate au Conseil National

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