Favorisons notre économie en utilisant des produits suisses

La Suisse sous pression de l’Europe et de la Communauté internationale, via l’Organisation mondiale du commerce a accepté divers accords qui menacent notre économie et nos ressources. 

Sous couvert d’assurer la transparence des procédures d’adjudication, la loi sur les marchés publics vise surtout à éviter la discrimination entre les soumissionnaires.

Si la non-discrimination entre entreprises suisses paraît une évidence, ces accords tentent à favoriser les entreprises étrangères vis-à-vis de notre économie indigène.

En effet, le prix étant l’élément déterminant lors de l’attribution de marché public, si une entreprise étrangère est meilleur marché qu’une entreprise indigène, celle-ci se voit attribuer le mandat.

Les entreprises étrangères n’ayant de loin pas les mêmes charges que les entreprises suisses, ne serait-ce qu’en termes de salaires, sont donc favorisées.

Le peu d’économie réalisée lors de l’attribution du marché, se fait donc au détriment des entreprises suisses qui, elles, fournissent des milliers d’emplois, contribuent à la formation professionnelle de notre jeunesse et surtout paient des impôts.

Mais ce n’est pas tout, cette «non-discrimination» s’applique également aux matériaux. En effet, cet accord interdit également d’imposer des matériaux indigènes. Le bois suisse en fait chaque jour la triste expérience. Même s’il est issu de nos propres forêts et largement soutenu par les collectivités publiques celui-ci ne peut être imposé lors de marchés publics aux entreprises soumissionnaires. 

Est-ce normal qu’un accord empêche un pays d’utiliser ses propres ressources naturelles?

Ainsi en Suisse, de nombreux bâtiments publics comme les écoles sont hélas construites en bois étranger, venant d’Europe ou des pays de l’Est. 

Il en va de même pour le gravier utilisé pour la réfection de nos routes qui est à majorité transporté depuis la France voisine faute de pouvoir imposer notre gravier pourtant issu de nos propres sols.

Et notre agriculture n’est pas épargnée. En effet, divers traités comme les accords de libre échange avec la Malaisie ou les Pays du Mercosur menacent directement notre agriculture avec des importations de produits ne correspondant de loin pas aux normes suisses.

L’UDC est seule à se battre pour que nos entreprises et produits suisses ne soient pas discriminés. Au niveau cantonal, le parlement a accepté mon postulat qui demande de recourir au gravier indigène dans la réfection des routes cantonales, il a également accepté en commission ma motion qui demande d’inscrire le bois suisse comme base de référence dans la loi sur les marchés publics. De plus le parlement a soutenu notre initiative qui demande de sortir les produits agricoles de l’accord de libre-échange avec le Mercosur.

Voici des actes concrets en faveur de notre économie et n’en déplaise au camp rose/vert également en faveur du climat, puisque les produits issus de nos sols ne sont pas transportés sur des milliers de kilomètres contrairement aux produits importés.

Les nôtres avant les autres, voilà ce qui fait battre le cœur de notre parti.

Yvan Pahud, Député UDC,
candidat au Conseil national

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