15 ans de compagnonnage : toujours le bien commun en point de mire !

En 1999 les travaux de la Constituante commençaient : il s’agissait d’écrire une nouvelle Constitution vaudoise pour le 21e siècle. Élue par la population combière, j’ai participé avec enthousiasme à cette aventure qui a duré 3 ans. Au cours des travaux, j’ai fait connaissance de Roger Nordmann, alors âgé de 26 ans. Dès les premières séances de groupe, son dynamisme, sa vitesse de réflexion, son intelligence à comprendre les problèmes, à écouter les autres avis et surtout à proposer des solutions inédites pour sortir des impasses et dépasser les points de blocage et les clivages m’ont fascinée. Il nous forçait, par ses propositions, à sortir des chemins battus, à s’ouvrir sur l’avenir, à innover, mais toujours en gardant l’intérêt général de la population au premier plan.

Lorsque j’ai présidé le Parti socialiste vaudois de mars 2004 à mars 2008, il était vice-président du parti et siégeait déjà à Berne au Conseil national, où je l’ai rejoint dès juin 2007 et jusqu’à mai 2014 ; je l’ai vu actif sous la Coupole, toujours en discussion animée  et ouverte avec les adversaires politiques, pour construire des ponts, trouver des solutions « gagnantes/gagnantes », sans renier ses convictions, mais dans une véritable position d’écoute et de construction de compromis pour le bien du plus grand nombre.

Pour avoir vécu quinze années dans les mêmes sphères politiques que Roger Nordmann, à défendre les mêmes valeurs, je peux attester que j’ai rarement rencontré un collègue qui soit aussi constant dans ses valeurs, pugnace à faire avancer les projets pour le bien commun, capable de débrouiller des situations complexes avec autant de persévérance et de respect, sans lâcher le morceau…

Le groupe socialiste aux Chambres fédérales, ce sont plus de 50 conseillères et conseillers nationaux ou aux États, toutes et tous de fortes personnalités. Les discussions de groupe sont incroyablement animées et les avis très déterminés. Il faut être fin diplomate, développer un esprit d’écoute, d’analyse, de synthèse, doublé d’une forte dose de psychologie et de fermeté pour faire émerger le meilleur et définir ainsi les positions solides que le parti défend ensuite dans les commissions parlementaires et au moment des votes du plénum. Roger Nordmann a exercé cette fonction importante de chef de groupe pendant huit ans (2015-2023), ce qui l’a amené à côtoyer de près les conseillers fédéraux, spécialement dans les moments de crise. 

Son parcours l’a vraiment préparé à la fonction de conseiller d’État. J’ai confiance qu’il donnera le meilleur de lui-même pour le bien de l’ensemble de la population, fidèle à lui-même, toujours d’abord au service du bien commun.

Josiane Aubert,
ancienne Conseillère nationale, Le Sentier

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